Vendredi 22 Septembre 2017
Bulletin
Daixois
  ABONNEMENT
Newsletters/SMS
  Allo Mairie
   03 80 56 54 12  
 
Accès rapide Rubriques
Accueil > Histoire et Patrimoine > Patrimoine > Les journées du patrimoine 2012
Les journées du patrimoine 2012
Drôles d’oiseaux à la bibliothèque

10 000 espèces d’oiseaux peuplent la Terre. Ils nous sont si familiers, que souvent, nous ne les voyons plus. Pourtant, ces lointains ancêtres des dinosaures possèdent des aptitudes exceptionnelles ! Pas étonnant, qu’ils soient devenus les maîtres du ciel.

De l’aile au vol de la parade nuptiale à l’accouplement, du nid à l’œuf, des espèces sédentaires aux migratrices, des granivores aux charognards, des passereaux aux rapaces, sans oublier les échassiers…
 
Les oiseaux et leurs mystères intriguent et fascinent, à l’occasion des Journées du Patrimoine, samedi 15 et dimanche 16 septembre 2012, la Bibliothèque a permis à chacun de se laisser emporter dans le monde des airs et d’approcher ses habitants à travers une exposition prêtée par la Médiathèque Côte d’Or accompagnée de nombreux ouvrages et d’aquarelles de Claude SOUTEYRAND. Tout au long de ce week-end, des jeux tous publics ont également été proposés pour découvrir ces drôles d’oiseaux et apprendre tout en s’amusant en famille ou entre amis.
 
Exposition sur la vigne et le vin du VIème au XXIème siècle à Daix
 
L’association des Amis du St Laurent s’est investie en 2012 à travers les journées du patrimoine afin de faire connaitre aux habitants le paysage caché de notre commune sur la vigne, le vin et la vie de nos vignerons.
L’objectif était de faire prendre conscience aux habitants que notre commune vivait essentiellement de la vigne et des fruitiers jusque vers les années 1950.
Aussi, ne serons-nous pas surpris lorsque les commissaires des États de Bourgogne notent en 1644, que le village de Daix « n'est presque composé que de vignerons. ». Rien de moins normal car le vin de Daix est bon ! La culture du pinot dans le Dijonnais était très développée au XIVème, XVème et XVIème siècle.
Hélas, ce vin de qualité s’est cependant appauvri au fur et à mesure que le cépage gamay remplaçait progressivement le pinot. La renommé du vin de Daix se perdit au profit d’un petit vin populaire, mais d’une qualité plutôt médiocre et qui ne se vendait pas toujours aisément.
Au sortir des révolutions de 1789 et de 1830, Daix est un petit village comprenant difficilement 240 âmes. Comme souvent, on y trouve de grands propriétaires fonciers comme la famille Lamblin au domaine de Changey. Ces grandes familles ont une nombreuse domesticité dévouée à l’entretien de leur domaine (ouvriers agricoles).

A la fin du XIXème siècle, plus d’un habitant de Daix sur deux travaillait dans les vignes qui s’étendaient au pied du village, touchant celles de Talant, et Fontaine les Dijon. Tout n’était que vignes et arbres fruitiers.

Cependant, en à peine quelques générations, deux mille ans d’histoires vitivinicoles sombrèrent dans les affres de l’oubli. Oubli provoqué par, en premier lieu, le phylloxéra qui fut un premier tsunami ravageur pour les vignes qui commencèrent à se clairsemer. Nombreux furent les vignerons qui arrachèrent leurs vignes, mais ne la replantèrent point ; d’autant plus que d’autres maladies firent leur apparition : le mildiou (en 1884), le Black-rot (1898) et l’Oïdium (1899). En second lieu, la proximité de Dijon qui avait besoin un grand besoin de main-d’œuvre. Quand on peut gagner sa vie comme ouvrier ou comme employé, pourquoi trimer dans les vignes, surtout pour ne faire qu’un vin médiocre ?
Daix devint alors rapidement un village résidentiel où les habitants allaient travailler à Dijon. Ce phénomène, apparu au XIXème, prit toute son ampleur au cours du XXème siècle.
 
Enfin, l’explication la plus visible de l’oubli de la vigne comme patrimoine, c’est l’urbanisation galopante qui remplace les vignes par du béton en forme d’habitations et du goudron aux apparences de routes.
Il est en effet d’autant plus difficile de se souvenir d’un passé viticole quand le paysage de vigne a lui-même presque disparu et que les nouveaux arrivants ne connaissent pas ce passé.

Heureusement, faible lueur dans la nuit de l’oubli, quelques vestiges subsistent et quelques sursauts laissent à espérer une renaissance, ou du moins, une reconnaissance du vin de Daix. 
 
Grâce à la détermination d’un viticulteur, une enquête en 1988, reconnait le vin de Daix comme un Bourgogne d’appellation d’origine contrôlé (A.O.C.). Ce retour à une certaine qualité du vin est le gage d’une renaissance de l’intérêt de la culture de la vigne à Daix. De plus, cette renaissance, par les interrogations et le plaisir qu’elle suscitera, rappellera dans un élan de reconnaissance le glorieux passé qui fut le sien et son patrimoine qui est le bien de tous.